Publié le 05/11/2014 à 03:48, Mis à jour le 05/11/2014 à 07:55

Foix (09) - Social

Afin de se faire entendre, la famille Restoul a investi les locaux de la Maison départementale des personnes handicapées de l'Ariège hier./Photo DDM, Caroline Muller.

Afin de se faire entendre, la famille Restoul a investi les locaux de la Maison départementale des personnes handicapées de l'Ariège hier./Photo DDM, Caroline Muller.

Exaspérés. Fatigués. Yves et Sandra Restoul n'en peuvent plus. Parents de Tom, jeune garçon de 11 ans atteint de TED, troubles envahissants du développement, ils ont investi hier les locaux de la Maison départementale des personnes handicapées. «Depuis deux ans, on nage dans du grand n'importe quoi, lance Sandra, excédée. Tom était auparavant pris en charge dans un Itep (institut thérapeutique, éducatif et pédagogique). Il y a deux ans, on nous a demandé de retirer notre enfant de cet Itep. Nous avons donc dû revoir notre organisation familiale pour s'occuper de notre enfant. Mon mari a notamment réduit son temps de travail. Mais là, on nous a réduits nos aides de 200 euros.» De démarches en dossiers, Yves et Sandra racontent s'être confrontés à un système «kafkaïen». Pour les Restoul, «la coupe est pleine. On est là aujourd'hui pour se faire entendre», expliquait hier la mère de Tom. C'est chose faite. Une commission s'est réunie en urgence hier. Résultat : Yves et Sandra Restoul voient le montant de leurs aides rehaussé. «On reste vigilants, précise Sandra. Cette décision n'est que provisoire. La commission attend une nouvelle évaluation de Tom, en décembre prochain.» Une évaluation qui permettra également de proposer une nouvelle orientation pour Tom, qui ne peut pas retourner en Itep : «Ces établissements n'ont pas pour vocation d'accueillir des enfants atteints de TED», confie Yves.

Petite victoire, hier, donc, pour les parents de Tom. Mais Yves et Sandra comptent aller plus loin. «Nous sommes persuadés qu'il y a plein d'autres familles dans notre situation. Nous souhaitons qu'elles nous contactent (sandrarestoul@hotmail.fr). Ensemble, nous voulons essayer d'élargir le cadre de la loi et d'interpeller les députés.

À l'heure où nous mettons sous presse, Christian Alvarez, président de la commission des droits et de l'autonomie, qui s'est réunie hier, n'a pas répondu à nos appels.

La Dépêche du Midi

Source :

La Dépêche du Midi - article du 5 Novembre 2014